L’acné hormonale touche de nombreuses femmes, bien au-delà de l’adolescence. Persistante, cyclique ou localisée, elle est souvent le reflet d’un déséquilibre interne plus profond. Chez Equilibrist, nous défendons une approche globale, fondée sur la compréhension du corps féminin et sur des solutions respectueuses de sa physiologie.
Cet article pilier a pour objectif de vous aider à comprendre ce qu’est l’acné, à identifier les causes possibles, et surtout à reconnaître et prendre en charge l’acné hormonale, de l’intérieur comme de l’extérieur.
Qu’est-ce que l’acné ?
L’acné est une pathologie inflammatoire chronique de la peau qui touche les follicules pilo-sébacés. Elle se manifeste par différents types de lésions : points noirs (comédons ouverts), points blancs (comédons fermés), boutons inflammatoires, microkystes ou encore nodules plus profonds.
Elle apparaît lorsque plusieurs phénomènes se combinent :
- une production excessive de sébum,
- une obstruction des pores,
- une prolifération bactérienne (notamment Cutibacterium acnes),
- et une réaction inflammatoire de la peau.
Si l’acné est souvent associée à l’adolescence, elle concerne aussi un nombre croissant de femmes adultes, chez qui les causes sont souvent différentes.
Les différentes causes possibles de l’acné
L’acné n’a jamais une cause unique. Elle résulte d’un terrain, influencé par des facteurs internes et externes.
L’alimentation
L’alimentation peut jouer un rôle aggravant chez certaines personnes. Une consommation excessive de sucres rapides, de produits ultra-transformés, d’aliments à index glycémique élevé ou de produits laitiers (chez certaines femmes) peut favoriser l’inflammation, les pics d’insuline et indirectement stimuler la production de sébum.
L’objectif n’est pas la restriction stricte, mais une alimentation anti-inflammatoire, stable sur le plan glycémique, adaptée à chaque femme.
Le stress
Le stress chronique agit directement sur la peau via le cortisol. Cette hormone du stress peut augmenter la production de sébum, perturber la barrière cutanée et aggraver l’inflammation existante.
Chez certaines femmes, les poussées d’acné coïncident clairement avec des périodes de surcharge mentale, de fatigue ou de déséquilibre émotionnel.
Les hormones
Les hormones jouent un rôle central dans la physiopathologie de l’acné, en particulier chez la femme adulte. Les variations hormonales influencent directement la production de sébum, l’épaisseur de la peau et la vitesse de renouvellement cellulaire.
Lorsque cet équilibre est rompu, on parle alors d’acné hormonale.
L’acné hormonale
Définition : quand parle-t-on d’acné d’origine hormonale ?
On parle d’acné hormonale lorsque les poussées d’acné sont corrélées à des variations hormonales et qu’elles s’inscrivent dans un ensemble de symptômes plus larges.
Elle apparaît fréquemment :
- à l’âge adulte,
- avant les règles,
- après l’arrêt d’une contraception hormonale,
- en cas de cycles irréguliers,
- ou lors de périodes de déséquilibre hormonal (post-partum, périménopause…).
Il existe deux grands types d’acné hormonale, aux mécanismes bien distincts.

Les deux grands types d’acné d’origine hormonale
1. L’acné cyclique (liée au syndrome prémenstruel)
L’acné cyclique se manifeste par des boutons qui apparaissent chaque mois, généralement quelques jours avant les règles, puis régressent après leur arrivée.
Caractéristiques :
- boutons pouvant être localisés n’importe où sur le visage,
- récurrence mensuelle très marquée,
- évolution parallèle au cycle menstruel.
Cette forme d’acné témoigne souvent d’une carence en progestérone en deuxième partie de cycle (phase lutéale).
Elle est très fréquemment associée à d’autres symptômes du syndrome prémenstruel (SPM), qui peuvent toucher la sphère émotionnelle (irritabilité, hyper-émotivité, troubles du sommeils, fatigue…) ou physique (troubles digestifs, migraines, tension mammaire…)
Dans ce contexte, l’acné n’est pas un symptôme isolé, mais un signal hormonal parmi d’autres.
2. L’acné androgénique
L’acné androgénique est liée à une hyperandrogénie, c’est-à-dire un excès relatif d’hormones androgènes, en particulier la testostérone.
Localisation typique : menton, mâchoire, épaules ou dos
Cette forme d’acné s’accompagne souvent d’autres signes évocateurs :
- pilosité excessive (visage, ligne blanche),
- chute de cheveux sur le haut du crâne,
- prise de poids ou difficulté à la gestion du poids,
- cycles irréguliers,
- règles peu abondantes.
Dans de nombreux cas, l’origine n’est pas un excès primaire de testostérone, mais une carence en œstrogènes.
Lorsque le corps ne produit pas suffisamment d’œstrogènes, il peut compenser en augmentant la production de testostérone. Ce déséquilibre est fréquent chez les femmes ayant des cycles longs ou irréguliers, une ovulation de mauvaise qualité ou un terrain de SOPK (syndrome des ovaires polykystiques).
Quelles solutions pour l’acné hormonale ?
L’acné hormonale ne se traite pas uniquement en surface. Une amélioration durable passe par une approche globale, combinant actions locales et internes.
Action locale : agir directement sur la peau
L’objectif des soins cutanés est de limiter l’inflammation, de réguler l’excès de sébum, préserver la barrière cutanée et éviter l’effet rebond en début de prise en charge.
Cela passe par :
- un nettoyage doux (sans décaper la peau),
- des actifs non comédogènes,
- une hydratation adaptée, même en cas de peau grasse,
- une régularité dans la routine, sans sur-traitement.
Les soins locaux sont indispensables, mais insuffisants à eux seuls lorsque l’origine est hormonale.
Action interne : traiter l’acné hormonale de l’intérieur
L’acné hormonale est avant tout le reflet d’un déséquilibre interne. C’est pourquoi une action ciblée sur le terrain est essentielle.
Il existe de nombreux actifs d’intérêt, dont certains sont adaptés à la majorité des femmes.
Le zinc
Le zinc est un oligo-élément clé pour la peau. Il contribue à :
- réguler la production de sébum,
- réduire l’inflammation,
- soutenir l’immunité cutanée,
- favoriser la cicatrisation.
Il est particulièrement intéressant dans les terrains acnéiques, y compris hormonaux.
La bardane
La bardane est une plante dépurative cutanée traditionnellement utilisée pour les problèmes de peau.
Elle soutient les fonctions d’élimination et aide l’organisme à évacuer certaines toxines par la peau.
À noter : chez certaines personnes, son action dépurative peut provoquer une phase transitoire de poussée en début de cure, correspondant à une mobilisation des toxines.
Actifs spécifiques adaptés à vos besoins
Toutes les acnés hormonales ne se ressemblent pas. Une fois le profil hormonal identifié, il est possible d’agir de manière plus ciblée.
Vous avez de l’acné associée à un SPM
Lorsque l’acné apparaît principalement avant les règles, de façon cyclique, et qu’elle s’inscrit dans un tableau de syndrome prémenstruel, l’origine est le plus souvent une carence en progestérone en deuxième partie de cycle (la phase lutéale).
Dans ce cas, l’objectif est de soutenir naturellement la progestérone pendant la phase lutéale grâce à des plantes spécifiques, traditionnellement utilisées pour l’équilibre hormonal féminin :
- Alchémille : plante emblématique de la sphère gynécologique, elle soutient la phase lutéale et aide à apaiser les symptômes du SPM.
- Achillée millefeuille : connue pour son action régulatrice du cycle et son soutien de l’équilibre hormonal féminin.
Ces plantes, que nous utilisons dans notre formule pour le SPM, s’utilisent généralement sur la deuxième partie du cycle, de manière ciblée.
Vous avez de l’acné androgénique
Lorsque l’acné est localisée sur le menton, la mâchoire, le bas du visage, le dos ou les épaules, et qu’elle s’accompagne de signes comme la pilosité, la chute de cheveux ou des cycles irréguliers, on est face à une acné androgénique.
Dans ce profil, l’excès de testostérone est très souvent lié à une carence en œstrogènes. La stratégie consiste donc à rééquilibrer la balance entre œstrogènes et testostérone, et non à bloquer brutalement les androgènes.
Parmi les actifs d’intérêt, on retrouve ces deux plantes phares, qu’on utilise dans notre formule Peau saine :
- Ortie racine : reconnue pour son action sur le métabolisme des androgènes, elle aide à limiter l’impact d’un excès de testostérone.
- Houblon : riche en phyto-œstrogènes, il soutient l’imprégnation œstrogénique lorsque celle-ci est insuffisante.
Cette approche est particulièrement pertinente chez les femmes ayant des cycles irréguliers ou des règles peu abondantes.
Les conseils associés pour mieux gérer l’acné hormonale
En complément des actifs, certaines fondations hygiéno-diététiques sont indispensables pour obtenir des résultats durables.
Soutenir le foie
Le foie joue un rôle central dans le métabolisme et l’élimination des hormones. Un foie surchargé peut aggraver les déséquilibres hormonaux et leurs manifestations cutanées.
Faire une **détox douce du foie à chaque changement de saison** peut être bénéfique pour soutenir ces fonctions d’élimination.
Assurer des apports suffisants en nutriments clés
Les hormones sont fabriquées à partir de nutriments fondamentaux :
- des acides gras de qualité (oméga-3, oméga-6 en juste équilibre),
- des protéines en quantité suffisante, à raison d’environ 1 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour.
Des apports insuffisants peuvent freiner la production hormonale et entretenir les déséquilibres.
Agir sur le stress
Le stress chronique perturbe l’axe hormonal et favorise l’inflammation, deux facteurs clés de l’acné hormonale.
Pour limiter son impact, certaines stratégies sont particulièrement utiles :
- un apport suffisant en magnésium,
- des pratiques de régulation du système nerveux comme la cohérence cardiaque,
- un sommeil réparateur et régulier.
Une approche personnalisée
L’acné hormonale n’est jamais un hasard. Elle est le reflet d’un déséquilibre global, propre à chaque femme.
Identifier le type d’acné, comprendre le contexte hormonal, et agir de manière ciblée permet une prise en charge plus respectueuse, plus efficace et plus durable.
Chez Equilibrist, nous défendons une approche éclairée et individualisée de la santé hormonale. Notre vision repose sur trois piliers : comprendre avant d’agir, respecter la physiologie féminine, et agir en profondeur plutôt qu’uniquement en surface. Dans cette approche, la peau devient un indicateur précieux de l’équilibre intérieur, jamais un problème isolé à faire taire.
FAQ – Acné hormonale : les questions que vous vous posez
Comment savoir si mon acné est hormonale ?
Votre acné est probablement hormonale si elle répond à un ou plusieurs de ces critères :
- apparaît ou s’aggrave à l’âge adulte,
- revient de manière cyclique avant les règles,
- est localisée sur le menton, la mâchoire ou le bas du visage,
- s’accompagne d’autres symptômes hormonaux (SPM, cycles irréguliers, fatigue, troubles de l’humeur, chute de cheveux).
Une analyse globale du cycle et des autres signaux du corps est essentielle pour confirmer l’origine hormonale.
Pourquoi mon acné revient-elle tous les mois avant mes règles ?
L’apparition de boutons avant les règles est souvent liée à une carence en progestérone en deuxième partie de cycle. Ce déséquilibre favorise l’inflammation et la production de sébum, ce qui se manifeste sur la peau.
Dans ce cas, traiter uniquement la peau ne suffit pas : il est nécessaire de soutenir l’équilibre hormonal du cycle.
L’acné hormonale peut-elle apparaître même avec des analyses “normales” ?
Oui. Les déséquilibres hormonaux responsables de l’acné sont souvent fonctionnels, pas forcément visibles sur une prise de sang standard.
Chez Equilibrist, nous rappelons qu’un bilan hormonal doit toujours être interprété en lien avec les symptômes, le cycle, et le vécu de la femme.
Peut-on traiter l’acné hormonale sans traitement médicamenteux ?
Dans de nombreux cas, une approche naturelle et globale permet d’améliorer significativement l’acné hormonale. Cela repose sur :
- une action ciblée sur le terrain hormonal,
- le soutien des organes d’élimination,
- une alimentation adaptée,
- une gestion du stress,
- et des actifs choisis selon le profil hormonal.
Chaque situation reste unique et nécessite une approche personnalisée et validée par votre professionnel de santé.
Combien de temps faut-il pour voir une amélioration ?
La peau reflète des processus internes qui évoluent lentement. Une amélioration durable de l’acné hormonale demande généralement plusieurs cycles.
Chez Equilibrist, nous insistons sur la notion de temps physiologique : rééquilibrer un cycle hormonal ne se fait pas en quelques jours, mais les premiers signes positifs apparaissent souvent dès les premières semaines.
Les soins cosmétiques suffisent-ils pour l’acné hormonale ?
Les soins cutanés sont indispensables pour protéger la peau et limiter l’inflammation, mais ils ne suffisent pas lorsque l’origine est hormonale.
Une amélioration durable passe par une action conjointe sur la peau et sur le terrain interne, dans une logique de cohérence globale.
Faut-il arrêter toute routine si l’on a de l’acné hormonale ?
Non. L’objectif n’est pas de sur-traiter, mais de simplifier et adapter la routine.
Une routine respectueuse de la barrière cutanée, associée à un travail interne, est souvent plus efficace qu’une accumulation de produits agressifs.
L’acné hormonale disparaît-elle définitivement ?
Lorsqu’un équilibre hormonal durable est retrouvé, l’acné peut fortement diminuer, voire disparaître.
Cependant, certains contextes de vie (stress intense, post-partum, arrêt de contraception, périménopause) peuvent provoquer des rééquilibrages temporaires. Savoir reconnaître ces signaux permet d’agir plus tôt et plus justement.

