Règles douloureuses : comprendre les causes hormonales, reconnaître les signaux d’alerte et agir durablement

Règles douloureuses : comprendre les causes hormonales, reconnaître les signaux d’alerte et agir durablement

Les règles douloureuses touchent une grande majorité de femmes. Pourtant, malgré leur fréquence, la douleur menstruelle reste encore trop souvent banalisée.

Avoir mal pendant ses règles n’est ni une fatalité, ni une normalité biologique. C’est un message du corps, souvent lié à un déséquilibre hormonal sous-jacent.

Dans cet article, nous allons décrypter :

  • les causes hormonales des règles douloureuses
  • les symptômes associés à un excès d’œstrogènes
  • les signaux d’alerte à ne pas ignorer (endométriose, adénomyose)
  • les solutions efficaces, à court terme et sur le fond

Règles douloureuses : un problème fréquent mais sous-estimé

Les règles douloureuses, aussi appelées dysménorrhées, concernent une proportion importante de femmes en âge de procréer.

Quelques chiffres parlants :

  • Environ 7 femmes sur 10 ressentent des douleurs pendant leurs règles
  • 1 femme sur 3 décrit des douleurs suffisamment intenses pour perturber son quotidien

Et la majorité des femmes concernées n’osent pas consulter, pensant que « c’est normal »

Pourtant, la fréquence d’un symptôme ne le rend pas normal.

La douleur menstruelle est le signe que quelque chose ne fonctionne pas de manière optimale dans l’équilibre hormonal.

Les règles douloureuses : le reflet d’un déséquilibre hormonal

Dans la majorité des cas, les règles douloureuses sont liées à un déséquilibre hormonal, et plus précisément à un excès d’œstrogènes, aussi appelé dominance œstrogénique.

Que se passe-t-il en cas d’excès d’œstrogènes ?

Les œstrogènes jouent un rôle clé dans le cycle menstruel. Mais lorsqu’ils sont présents en excès par rapport à la progestérone, ils peuvent entraîner :

  • une hypercontractilité de l’utérus
  • une production accrue de prostaglandines, molécules responsables des contractions douloureuses
  • un terrain inflammatoire plus marqué

Résultat : des règles plus douloureuses, plus longues, plus abondantes.

Excès d’œstrogènes : les symptômes associés

Un excès d’œstrogènes ne se manifeste pas uniquement par la douleur. Il s’exprime souvent par un ensemble de symptômes que beaucoup de femmes vivent… sans en faire le lien.

Symptômes immédiats (pendant le cycle)

  • Règles douloureuses
  • Flux menstruels abondants
  • Syndrome prémenstruel (SPM)
  • Tensions mammaires
  • Ballonnements
  • Irritabilité, fatigue, variations émotionnelles

Effets à long terme si le déséquilibre persiste

Lorsque l’excès d’œstrogènes n’est pas pris en charge :

  • les douleurs ont tendance à s’aggraver avec le temps
  • l’inflammation devient chronique
  • l’équilibre du cycle se fragilise
  • le terrain devient favorable aux pathologies hormonodépendantes

Le corps envoie toujours des signaux avant de développer une pathologie.

Règles douloureuses et endométriose : un signal d’alerte à connaître

Les règles douloureuses ne sont pas qu’un simple inconfort. Elles font partie des symptômes clés orientant vers un diagnostic d’endométriose.

Les 5 D de l’endométriose

Les spécialistes parlent souvent des 5 D :

  1. Dysménorrhée : règles très douloureuses
  2. Dyspareunie : douleurs pendant ou après les rapports
  3. Dyschésie : douleurs à la défécation
  4. Dysurie : douleurs urinaires
  5. Douleurs pelviennes chroniques

La présence de plusieurs de ces symptômes doit conduire à une exploration médicale approfondie.

Endométriose ou adénomyose : quelle différence ?

Ces deux pathologies sont souvent confondues car elles sont très proches :

  • Endométriose : présence de tissu endométrial en dehors de l’utérus
  • Adénomyose : présence de tissu endométrial dans le muscle de l’utérus

Les symptômes peuvent se ressembler, mais les mécanismes sont différents. Dans les deux cas, la douleur n’est jamais « normale ».

Comment soulager les règles douloureuses efficacement ?

La prise en charge des règles douloureuses doit se faire à deux niveaux complémentaires.

1. Soulager la douleur à court terme

Ces solutions permettent de mieux vivre la période des règles :

  • chaleur sur le bas-ventre
  • antalgiques si nécessaire
  • repos, respiration, mouvements doux

Ces approches sont utiles, mais insuffisantes seules.

Agir sur le fond : la clé d’une amélioration durable

Pour réduire durablement les règles douloureuses, il est indispensable d’agir sur la cause, et notamment sur l’excès d’œstrogènes.

Le traitement de fond repose sur

  • la régulation hormonale
  • le soutien des organes d’élimination (foie, intestins)
  • la réduction de l’inflammation

Une approche globale et régulière qui aide le corps à se rétablir durablement.

Soulager sans traiter le fond revient à éteindre l’alarme sans résoudre le problème.

En pratique

  1. L’alimentation

C’est un axe central pour aider à la régulation hormonale ainsi que la réduction de l’inflammation notamment grâce à un apport optimal en bons acides gras aux propriétés anti-inflammatoires comme les oméga 3 qu’on retrouve dans certaines huiles végétales (colza, noix, cameline, lin) ou les petits poissons gras (anchois, harengs, maquereaux, sardines…) et l’huile d’onagre, riche en oméga 6 et en GLA, très anti-inflammatoire. Lire notre article complet pour tout savoir sur l’huile d’onagre.

  1. La détox du foie

Axe central pour réguler nos hormones.

Fatigue persistante, peau terne, troubles digestifs, SPM plus marqués, difficulté à perdre du poids… Ce sont aussi des signes qui témoignent tout simplement que votre corps vous demande une pause.

On ne parle pas d’une détox extrême à base de jus verts pendant 3 jours. Mais bien de soutenir intelligemment le foie, l’organe clé de l’équilibre hormonal.

À chaque changement de saison, pendant 15 jours :

  • Réduire l’apport en toxines qui surchargent le foie (alcool, fritures, alimentation ultra-transformée)
  • S’hydrater
  • Utiliser des plantes qui soutiennent le foie dans ce processus de détoxification comme le Chardon Marie ou le Brocoli.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre article complet sur la détox.

  1. Gestion du stress

Le stress favorise la production de Cortisol, une hormone qui utilise les mêmes réserves que nos hormones sexuelles. Ce qui explique pourquoi, le stress entretient les déséquilibres hormonaux.

Pour lutter au maximum contre le stress, il existe des solutions concrètes :

  • Se complémenter en Magnésium (sous forme de bisglycinate - 300mg par jour) : c’est le minéral du stress
  • Faire de la cohérence cardiaque
  • Se complémenter en NO BLUES si le stress a des manifestations qui altèrent le quotidien : difficultés à démarrer le matin, réveils en fin de nuit, hyper-réactivité au stress.
  1. Des plantes pour équilibrer nos hormones

Le Gattilier est la plante anti-oestrogènes de référence qui aide le corps à réduire cette dominance oestrogénique.

L’Achillée millefeuille, qui booste la progestérone, aide à réduire le déséquilibre entre les oestrogènes et la progestérone qui aggrave les différents symptômes.

L’Onagre, au delà des acides gras qu’elle apporte, l’huile d’onagre est un complément intéressant à associer pour aider le corps à préserver l’équilibre hormonal.

Notre formule Règles douloureuses : une approche ciblée et globale

Chez Equilibrist, nous avons conçu une formule spécifiquement pensée pour accompagner les femmes souffrant de règles douloureuses avec du Gattilier et de l’Achillée millefeuille, associés à du Gingembre qui préserve de l’inflammation et de la Rhodiole, la plante du stress par excellence.

Notre formule Règles douloureuses vise à :

  • aider à freiner l’excès d’œstrogènes
  • soutenir l’équilibre hormonal naturel
  • réduire l’inflammation
  • apaiser les douleurs menstruelles
  • agir cycle après cycle, et pas seulement pendant les règles

Une approche de fond pour ne plus subir son cycle, mais le comprendre et l’accompagner.

En conclusion

Les règles douloureuses sont fréquentes, mais elles ne sont jamais anodines.

Elles sont souvent le reflet d’un déséquilibre hormonal qu’il est possible de comprendre et d’accompagner.

Écouter son corps, c’est déjà prendre soin de sa santé hormonale.