Cycle syncing : et si notre alimentation suivait aussi notre cycle ?

Cycle syncing : et si notre alimentation suivait aussi notre cycle ?

Et si notre cycle menstruel n’était pas seulement quelque chose à subir ou à surveiller, mais aussi un rythme à écouter ?

Au fil du mois, notre corps traverse différentes phases, accompagnées de variations hormonales qui peuvent influencer notre énergie, notre humeur, notre appétit, notre digestion ou encore nos envies alimentaires.

Pourtant, dans notre quotidien, nous avons souvent tendance à fonctionner de manière linéaire : manger de la même façon, maintenir le même rythme et attendre les mêmes performances de notre corps, quel que soit le moment du cycle.

Et si l’on apprenait simplement à mieux l’écouter ?

C’est tout l’esprit du cycle syncing : adapter, lorsque cela nous fait du bien, notre alimentation et certaines habitudes de vie aux différentes phases du cycle menstruel.

Pas pour suivre un nouveau protocole strict. Mais pour mieux comprendre ce qui se joue dans notre corps et répondre plus justement à ses besoins.

Comprendre les quatre temps du cycle menstruel

Le cycle menstruel ne se résume pas aux règles.

Il se compose de quatre grandes phases : la phase menstruelle, la phase folliculaire, l’ovulation et la phase lutéale.

Tout au long de ces différentes étapes, les taux d’œstrogènes et de progestérone évoluent. Ces fluctuations hormonales peuvent avoir des répercussions très concrètes sur notre quotidien : énergie plus ou moins élevée, modifications de l’appétit, sensibilité digestive, humeur, sommeil ou encore sensation de faim.

La recherche suggère notamment que les apports énergétiques peuvent être légèrement plus importants pendant la phase lutéale, c’est-à-dire après l’ovulation et avant les règles.

Cela ne veut évidemment pas dire qu’il faudrait adopter quatre alimentations différentes chaque mois.

Mais simplement accepter une idée essentielle : nos besoins et nos sensations ne sont pas forcément identiques tout au long du cycle.

Et l’alimentation peut devenir un moyen supplémentaire de les écouter.

Pendant les règles : nourrir plutôt que restreindre

Les règles marquent le début d’un nouveau cycle.

Cette période peut s’accompagner de fatigue, de douleurs, d’une sensation de lourdeur ou d’une digestion plus sensible. Chez certaines femmes, l’envie de ralentir se fait également sentir.

Dans l’assiette, l’objectif est avant tout de conserver une alimentation suffisamment nourrissante, variée et riche en micronutriments.

Légumes, légumineuses, céréales complètes, œufs, poissons, fruits à coque ou graines peuvent tout à fait trouver leur place dans des repas simples et réconfortants.

L’idée n’est surtout pas de manger moins au prétexte que l’on se sent moins active.

Au contraire, cette période rappelle l’importance de donner au corps suffisamment d’énergie et de nutriments pour accompagner ce qu’il traverse.

Après les règles : remettre de la fraîcheur dans l’assiette

Après les menstruations débute la phase folliculaire.

Les œstrogènes augmentent progressivement jusqu’à l’ovulation et certaines femmes ressentent alors un regain d’énergie ou une sensation de légèreté.

C’est souvent un moment où l’on peut naturellement avoir envie d’aliments plus frais et variés.

Fruits, légumes, herbes fraîches, légumineuses, graines, poissons ou protéines végétales permettent de composer une alimentation riche en fibres et en diversité.

Il ne s’agit pas ici de chercher un aliment miracle pour « booster » cette phase du cycle, mais plutôt de profiter de ce regain d’énergie pour remettre de la couleur et de la variété dans son alimentation.

Autour de l’ovulation : miser sur la diversité

L’ovulation se situe généralement au milieu du cycle et correspond à une période de fortes variations hormonales.

Là encore, inutile de chercher l’assiette parfaite.

Une alimentation variée, riche en végétaux et composée majoritairement d’aliments peu transformés reste une excellente base : fruits, légumes, huiles végétales, graines, poissons, légumineuses…

Ces aliments apportent notamment fibres, vitamines, minéraux et composés antioxydants utiles au bon fonctionnement général de l’organisme.

Le principe du cycle syncing reste le même : accompagner son corps plutôt que lui imposer de nouvelles règles.

Après l’ovulation : et si l’on arrêtait de lutter contre sa faim ?

La phase lutéale débute après l’ovulation et se poursuit jusqu’aux prochaines règles.

C’est souvent pendant cette période que certaines femmes remarquent le plus de changements : davantage de faim, des envies de sucre, une fatigue plus marquée, de l’irritabilité ou encore une sensation de gonflement.

Ces sensations ne sont pas nécessairement un manque de volonté.

Certaines données scientifiques montrent que les besoins ou les apports énergétiques peuvent légèrement augmenter pendant cette partie du cycle, même si cela varie beaucoup d’une femme à l’autre.

Plutôt que de chercher à lutter contre sa faim, il peut donc être intéressant de composer des repas plus rassasiants et suffisamment complets, associant protéines, fibres, bons lipides et glucides complexes.

Une alimentation suffisamment nourrissante peut également aider à limiter le fameux cercle :

restriction → frustration → fringales → culpabilité.

Parfois, écouter sa faim reste tout simplement la réponse la plus physiologique.

Le cycle syncing… sans les règles du cycle syncing

C’est probablement le point essentiel.

Le cycle syncing ne devrait jamais devenir une nouvelle forme de contrôle alimentaire.

Il n’existe pas aujourd’hui de preuves suffisamment solides pour affirmer qu’il faudrait impérativement manger certains aliments à certains jours précis du cycle pour « équilibrer ses hormones ».

Les études portant sur des stratégies nutritionnelles spécifiques aux symptômes menstruels restent encore limitées et parfois hétérogènes.

En revanche, mieux observer ses propres sensations peut être précieux.

Comment est mon énergie aujourd’hui ?
Ai-je davantage faim ?
Ma digestion est-elle différente ?
Ai-je besoin de repas plus nourrissants ?
De davantage de fraîcheur ?
De ralentir ?

Finalement, le cycle syncing peut surtout être envisagé comme un outil de connaissance de soi.

Non pas une nouvelle liste de règles à suivre, mais une invitation à mieux comprendre le fonctionnement de son corps et à adapter son quotidien lorsque cela nous semble juste.

Parce qu’une alimentation qui tient compte du cycle menstruel devrait avant tout nous apprendre une chose : écouter notre corps plutôt que le contraindre.

Et si votre cycle reste difficile à vivre ?

L’alimentation et l’hygiène de vie peuvent accompagner le bien-être au quotidien, mais elles ne doivent pas conduire à banaliser certains symptômes.

Des règles très douloureuses ou particulièrement abondantes, un syndrome prémenstruel très intense, une fatigue importante ou encore une acné qui s’aggrave fortement à chaque cycle méritent d’être explorés.

Lorsque les symptômes deviennent importants, récurrents ou ont un impact sur la qualité de vie, il est essentiel d’en rechercher la cause avec un professionnel de santé afin de bénéficier d’un accompagnement adapté.

Parce qu’apprendre à écouter son cycle, c’est aussi apprendre à reconnaître lorsqu’il essaie de nous dire quelque chose.